Je mets un point d’honneur à me célébrer davantage, et par la même occasion, à modérer cette propension à l’insatisfaction sans l’amenuiser totalement, car c’est un propulseur pour mes intentions. J’ai ce souci constant de m’améliorer chaque jour (cc le kaizen). Je veux puiser dans mes ressources et voir jusqu’où germeront les graines semées, en ne m’interdisant absolument rien qui fasse injure à mes valeurs.
Cela dit, comment puis-je négliger le chemin parcouru sous prétexte d’en vouloir toujours plus, de vouloir extraire de la vie, tout son jus ?
Je suis la mieux placée pour (re) connaître que la route fut longue, semée de gravats, jusqu’ici.
Je suis aussi aux premières loges quand il s’agit de me fustiger lorsque je faute (selon moi).
À contrario ? 🙂
Je fais quasi l’impasse sur les récompenses, les fruits d’un dur labeur, les félicitations (pas plus tard qu’hier d’ailleurs). C’en est fini.
À quelques jours de mes 32 ans, je me réjouis de ma renaissance, dont les prémices ont vu le jour il y a 4 ans maintenant. Je me réjouis de la nouvelle voie que je me trace, mais je ressens aussi une mélancolie…
Oui, il y a comme une sorte de nostalgie qui tapisse mon horizon.
Notes à moi-même.
Je mets un point d’honneur à m’adresser un regard bienveillant et fier, à prendre du recul, à (re) placer le curseur sur mon intériorité. (histoire de ne pas m’égarer dans ce que la société attend de moi).
On a tous et toutes besoin d’échanger avec le monde extérieur — dans une moindre mesure — pour s’en nourrir, mais la place que j’offre à mon évolution doit reposer sur le socle de mes valeurs que moi seule peux évaluer et remettre en cause, finalement.
Un peu comme les racines d’un arbre en gestation dans le ventre de la terre.
Ma niaque ne peut être mon talon d’Achille (ma seule faiblesse est et restera Akaï ainsi que tous les autres chats qui ont fait et feront partie de ma vie 😂).De même, cette niaque ne peut être une source de frustration, bien qu’elle vienne alimenter mes ambitions. Bien qu’elle vienne me tendre moult occasions, avec, à la clé, un épanouissement chargé en dopamine !
Cette sensation d’atteindre ses objectifs est inqualifiable. Alors, pourquoi me refuser ce plaisir tant qu’il peut durer encore ? Quand je goûte à la satisfaction, j’ai la sensation d’ouvrir une porte supplémentaire où une voix me chuchote « Eh ! Tu as pu réaliser ça. Tu peux donc faire plus encore. » C’est grisant !
J’aime ressentir cette exaltation lorsque je vis exactement à l’instant T ce que j’ai espéré.
Ce pour quoi j’ai travaillé, prié.
Je pense à mes études supérieures back in the days, à l’obtention de mes diplômes. Non, ça ne fait pas tout, mais il n’en demeure pas moins que j’ai charbonné pour y arriver. Je ne peux cracher sur mon cursus, aussi académique soit-il. Jamais.
Je pense à des étapes clés de ma carrière professionnelle.
Je pense à mes voyages réalisés.
Je pense à tous ces défis personnels que je n’aurais pas cru envisageable; à toutes sortes de projets aboutis, d’envergure ou non, c’est subjectif, là n’est pas la question de toute façon.
Je garde tout de même à l’esprit que, malgré un travail acharné, il y a cette part d’inconnu, dont la vie seule détient les secrets, qui peut tout remettre en question et en décider autrement.
D’ailleurs, j’ai des anecdotes qui illustrent mon propos. J’ai tenté des choses qui n’ont pas eu l’effet escompté. Mon ego de femme, déterminée dès qu’une idée lui trotte dans la tête, s’en est trouvé froissé.
J’ai tenté maintes et maintes fois de comprendre, de décortiquer le « pourquoi du comment », mais parfois… on trouve les réponses en cessant de se poser des questions.
Parfois, il nous suffit d’ouvrir d’autres portes en acceptant que celles que nous convoitions restent sous verrous.
Et puis, sur ce chemin confus, on se retrouve sur ces routes sinueuses, familières, qui mènent aux portes encrassées sous les années et les souvenirs.
Aujourd’hui, je pense à l’écriture (lire mon chaos des mots.), et par extension, à toutes les pratiques artistiques qui me font des appels de phares.
Pour que mon aventure soit la plus épanouissante que possible, je dois m’atteler à prendre soin de moi au sens large du terme.
Je dois garder l’équilibre (au mieux) comme j’ai toujours tenté de le faire, tout en restant en mouvement. Il n’est pas question de végéter, mais il n’est pas question non plus de se consumer. J’aime prendre le temps.
Le temps de me ressentir, de prendre soin de mon esprit, de mon corps…
Ce temps m’est si précieux. Il m’offre une qualité de vie qui n’a pas de prix. Un credo de trentenaire sans doute lol.
Quoi qu’il en soit, je reste focus.
La tête sur les épaules, et le cœur bien logé dans un corps (qui essaie d’être) léger haha.
Prêt(e) pour la suite ? Des nouvelles toutes fraîches arrivent sous peu.
Indice : un recueil collectif. 🙂
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