La puissance d’une sororité intergénérationnelle.

Dans ce roman intime, l’écrivaine Guadeloupéene nous plonge dans une allégorie de la mémoire dite « la geôle noire ». Quatre femmes, liées par le sang, déclament une à une, parfois simultanément, leurs histoires.
Quel est le récit d’une femme dans une Guadeloupe minée par l’esclavage ?
Quel est celui d’une autre dans le contexte de l’après-guerre ? Qu’en est-il de celles aux rêves volés par la prépondérance des hommes dans leur vie considérée moderne ?
Dans un chassé-croisé temporel, les protagonistes déterrent leurs émotions, étant considérées comme « à l’abri » entre les murs de la geôle. Ce livre est une fenêtre sur le quotidien transgénérationnel d’une grand-mère, d’une tante ou d’une fille que les années séparent, mais qui se confondent dans leurs blessures. Un bel exemple de sororité.
La geôle est un espace d’entraide, d’écoute, d’amour et de bienveillance.
De leur passé douloureux découle une puissante forme de guérison émotionnelle qu’elles partageront dans l’intimité. J’adore les romans caribéens qui évoquent la complexité historique et la pluralité culturelle du spectre féminin sans tabou.
C’est à nous, les femmes, de narrer la singularité de nos mémoires et d’en faire un héritage vivant pour nos sœurs et notre descendance.
Qui peut mieux que nous retranscrire nos récits ?
Mosayis.
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